« Danse en amateur et répertoire », une aventure en cours pour douze danseurs de La Mécanique

Un projet national

C’est un programme annuel initié et porté par le  Centre national de la danse (CND)  destiné aux amateurs. Il concerne tous les styles de danse. « Danse en amateur et répertoire » vise à valoriser le travail de l’amateur en lui permettant de se confronter au répertoire chorégraphique avec un professionnel de la danse, à la rigueur et aux joies de la scène. C’est un vrai régal de se rendre sur le site de  numeridanse.tv  pour visionner les prestations dansées de ces huit années passées et se rendre compte de visu de la diversité du travail colossal réalisé par les amateurs et leurs « passeurs ».

Ce projet s’adresse à tout groupe composé d’au moins cinq danseurs amateurs, constitué depuis au moins deux ans, qui désire travailler, durant l’année scolaire, une œuvre chorégraphique créée depuis plus de cinq ans ou pratiquer des danses non rattachées à un répertoire d’œuvres (danses régionales, danses du monde, etc.).
Cette expérience chorégraphique s’accompagne obligatoirement d’un volet d’actions culturelles autour du répertoire travaillé, son contexte artistique et historique.

Le travail est présenté lors d’une journée nationale qui réunit tous les groupes ayant bénéficié de l’aide du CND. Un dossier très complet est demandé au groupe d’amateurs, à déposer au CND. Un jury composés de plusieurs spécialistes de la danse  sélectionnent les projets. Le dossier de La Mécanique du bonheur a été retenu parmi les dix sélectionnés en France. Pour tout renseignement consulter ce lien.

Le projet de La Mécanique

Citons Suzanne, présidente de l’association. « Nous apprécions le travail de Thomas Lebrun, directeur du CCN de Tours, ville proche de Blois où notre association La Mécanique du bonheur est établie depuis 2010. Il était important pour nous de tisser des liens régionaux, comme il était important dans une logique d’implantation locale de présenter notre travail à Blois.
Les danseurs amateurs de notre groupe travaillaient depuis plusieurs années avec le chorégraphe Simon Choplain et le spectacle annuel était créé à partir d’improvisations et de compositions personnelles. Il nous semblait nécessaire de nous confronter à un nouveau mode de travail : l’apprentissage et l’approfondissement de l’écriture chorégraphique d’une pièce de répertoire.
Thomas Lebrun nous a proposé de reprendre un extrait de sa pièce La jeune fille et la mort qui pouvait convenir au niveau technique et aux capacités physiques de notre groupe. Sa durée (12 minutes) convenait pour entrer dans le dispositif Danse en Amateur et Répertoire.
Nous avions pu voir ce spectacle à Vendôme et nous l’avions beaucoup aimé. Le thème de la pièce et le parti pris de Thomas Lebrun nous avait touché. Dans la chorégraphie, la jeune fille est confrontée aux différents âges de la vie, croise des femmes marquées par le temps, ce qui nous avait particulièrement émus.
L’extrait qui nous a été proposé est construit sur la structure musicale de l’œuvre de Schubert, les comptes sont très précis et l’écoute dans le groupe doit être travaillée pour que tous les mouvements soient réalisés dans un unisson parfait. C’est un travail que nous sommes heureux d’approfondir en ce moment ».

L’œuvre choisie

Inspirée de la partition éponyme de Franz Schubert, La jeune fille et la mort a été créée pour sept danseurs, le Quatuor Voce et le chanteur Benjamin Alunni. Avec une équipe qui se joue des générations, cette pièce évoque la place du romantisme aujourd’hui et aborde le passage du temps. La mort proprement dite n’y apparaît pas ; ce sont les « petites morts » et les souffles de vie que la jeune fille traverse qui sont évoqués, chaque mouvement de Schubert étant vécu comme autant d’épisodes de vie auxquels la jeune fille ne succombera pas.
Nous avons choisi de travailler à partir du 4e mouvement de la pièce, qui comportait à l’origine un long solo d’Anne-Sophie Lancelin traversé par une marche de l’ensemble des autres danseurs, comme autant de fantômes ou de souffles de vie.
De la neige noire tombait des cintres sur le tapis de scène blanc.

Originairement dansée par six danseurs, la marche du 4e mouvement a été adaptée pour les douze danseurs amateurs de la Mécanique du bonheur. Huit séniors et quatre 50/60 ans.
En fonction du nombre de danseurs, certains passages seront  dédoublés ou partagés, tout en respectant la trame initiale de la chorégraphie, son aspect « traversant », et ses espaces paradoxalement envahissants et évanescents.

La transmission

Transmission de danseur à danseurs, Raphaël Cottin se servira de la partition en notation Laban qu’il a constituée lors de la création et de ses notes avec les consignes de Thomas Lebrun. Une vidéo est à notre disposition en DVD. Pour bien comprendre l’esprit dans lequel le chorégraphe a travaillé, nous avons consulté ses écrits dans le dossier de presse. Une rencontre est prévue avec Thomas Lebrun au cours de la transmission.

 

Un volet culturel autour de l’œuvre choisie

Un accompagnement culturel ainsi qu’une animation sont programmés autour de ce projet.

•    Une rencontre est prévue avec le chorégraphe Thomas Lebrun.
•    Pour mieux connaître les pièces du chorégraphe,  plusieurs sorties ont été programmées le 16 mai 2017 à Angers pour découvrir Lied Ballet (création 2014);  le 17 octobre 2017 à Blois, Les rois de la piste (création 2016);  le samedi 25 novembre 2017 au CCN de Tours pour la dernière création de Thomas Lebrun An other look at memory.
•     Une exposition sur le travail de Thomas Lebrun est programmée à la bibliothèque Abbé Grégoire de Blois, visites guidées et conférence sur Thomas Lebrun, les chorégraphes qui l’inspirent, les thématiques de ses pièces (ses liens avec la musique, son travail sur le patrimoine, la place de l’humour dans son univers chorégraphique). A cette occasion un intermède musical sera donné avec un quatuor de  Schubert.
•     A la Médiathèque Maurice Genevois de Blois une conférence sera organisée sur « La danse contemporaine, un regard sur notre monde », le 2 février 2018 à la Médiathèque Maurice Genevoix.
•    Une animation autour d’un film sur la danse est programmée au cinéma d’art et d’essai Les Lobis à Blois.
•    Un modeste mais génial compte-rendu impressionniste est prévu sur ce site  par les participants au projet.

Quatre présentations publiques

Ce travail de transmission sera présenté à différents publics. À Blois le 17 mai 2018 à la Halle aux grains , à Besançon le weekend du 26/27 mai 2018 au Théâtre Ledoux et à Tours, au CCNT, dans le cadre du Festival Tours d’horizon les 12 et 13 juin 2018.

 

Pour visionner en entier la chorégraphie La jeune fille et la mort de Thomas Lebrun :

http://www.numeridanse.tv/fr/video/1373_la-jeune-fille-et-la-mort

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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